Le bilan de santé 2005 de la Fondation des maladies du cœur confirme ce que j’ai toujours pensé: les gens urbains sont plus actifs. Résidant dans un quartier adjacent au centre-ville de Montréal, je suis fière de dire que je marche au moins 30 minutes par jour, d'un pas plus rapide que la moyenne. Je fais mes courses à pied, même l’épicerie, hiver comme été. À part quelques sessions de yoga, un peu de patinage, quelques journées de ski par année, mes activités sportives restent limitées par faute de temps.

Ma famille demeure en Mauricie et ils sont esclaves de leur automobile. C'est vrai que c'est lié à un urbanisme qui privilégie les déplacements en automobile. En Mauricie, les commerces sont concentrés dans les rues commerciales, éloignées des quartiers résidentiels. J’ai la chance d’avoir un mode de vie de citadine qui restreint l’usage mes emplacements en automobile. Ma vie en est que moins stressée, il est rarissime que je rencontre un embouteillage de piétons!

L’urbanisme devrait être revu depuis longtemps en Amérique. Par exemple, les villes urbaines en Europe – conçues à une époque où l’automobile n’existait pas – sont beaucoup plus plaisantes à vivre et à regarder. Je souhaite seulement que la nouvelle garde d’urbanistes qui remplacent peu à peu les dinosaures des départements d’urbanisme des villes canadiennes – qui ont permis des horreurs épouvantables - pourront corriger le tir.

Marcher plutôt que d’utiliser l’auto fait que j’encourage davantage les commerces de mon quartier, dont plusieurs sont de petites entreprises québécoises. Mon conseil : marcher plus souvent, l’économie québécoise ne s’en portera que mieux : votre quartier sera plus florissant et les frais de santé diminueront. Au lieu de stresser dans votre voiture et de stresser en ligne au gym, je vous suggère de marcher plus à tous les jours, vous ne vous en sentirez que mieux. Et puis, c’est gratuit!
Voici le lien pour lire les faits saillants de l’étude Bilan de santé 2005 de La Fondation des maladies du cœur.