Les sorties de livre d’Harry Potter sont toujours des événements médiatiques attendus. Cette fois-ci, les activistes pour la protection des forêts aux États-unis en ont profité pour faire avancer leur cause. Un éditeur canadien et nos cybermarchands en sortent grand gagnant.
Les activistes américains pour la protection des forêts font campagne pour que les américains achètent la version canadienne du nouveau livre d’Harry Potter plutôt que la version américaine. Ils encouragent les américains à magasiner en ligne chez amazon.ca ou chapter.indigo.ca pour se procurer l’édition canadienne du livre.
L’éditeur canadien du livre, Raincoast Books, utilise du papier recyclé à 100% pour fabriquer « Harry Potter And The Half-Blood Prince », comme il avait fait en 2004 pour le cinquième livre de la série « Harry Potter and the Order of the Phoenix ». En fait, le papier recyclé qu’il utilise est même mieux car il ne contient pas de pulpes venant d’arbres très anciens (c-à-d. des arbres de plus de 150 ans).
Plusieurs groupes d’activistes à travers les États-Unis ont tenu des sessions d’achat en ligne auprès des cybermarchands canadiens. L’augmentation des coûts est la raison principalement invoquée par l’éditeur américain pour ne pas utiliser de papier recyclé. L’éditeur canadien Raincoast Books voit ses coûts augmenter par 5% en utilisant du papier recyclé, mais quant on connaît le nombre de pages des livres de madame Rowling, on ne peut que ce réjouir de l’initiative de l’éditeur.
De vielles usines pour le papier recyclé versus des usines modernes pour le papier neuf expliquerait en partie la plus grande différence de coûts aux États-unis. Dans le cas d’un livre à grand volume comme les livres d’Harry Potter, l’augmentation des coûts est d’environ 20%.
Un autre point à la défense de l’éditeur américain Scholastic est le manque de ressources disponibles en papier recyclé lorsque vient le temps de produire un livre à grand volume. La forte demande pour les fibres de papier recyclé par la Chine a aussi fait grimper les prix et réduit les ressources disponibles aux États-unis.
Une note négative pour le Canada est que les américains s’approvisionnent beaucoup avec les arbres canadiens pour produire le papier – ce qui met en danger nos ressources naturelles. On ne peut espérer que les américains élisent un président visionnaire et responsable la prochaine fois. Un président qui saura insuffler au peuple américain un sentiment d’urgence face à la protection de l’environnement. Des programmes d’aide à la modernisation des usines de papier recyclé augmenterait la production et ferait baisser les coûts.
Chez Raincoast Books, on estime que plus de 28,000 arbres seront sauvés. Si les activistes américains continuent leurs campagnes avec succès, il est probable qu’encore plus d’arbres seront sauvés et ce, sans réduire notre niveau de confort. C’est le genre de projet d’environnementaliste qu’il faut multiplier : ceux où les humains apprennent à vivre en harmonie avec la nature. Harry n’en sera que plus content. Bonne lecture!